Vendée Globe : Seaexplorer-Yacht Club de Monaco dans le trio de tête!

Boris Hermann a pris ce matin la troisième place du Vendée Globe à moins de deux semaines de l'arrivée aux Sables d'Olonne. Mais le skipper de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco ne se contente pas de naviguer. Avec un laboratoire autonome qui pompe en permanence de l'eau de mer, il recueille de précieuses données sur l'état de l'océan austral.

Boris Hermann Seaexplorer yacht club de Monaco

Un superbe Vendée Globe pour Boris Herrmann. A moins de deux semaines de l'arrivée aux Sables d'Olonne, le skipper de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco a pris ce matin la troisième place au classement. Ce vendredi matin, 14 janvier, Charlie Dalin (Apivia), restait en tête du Vendée Globe et avait un peu creusé l'écart avec 22,3 milles d'avance sur son premier poursuivant, Louis Burton (Bureau Vallée 2). Mais, juste derrière le second pointait Boris Herrmann qui venait de gagner deux places et devançait désormais deux autres concurrents français, Thomas Ruyant (LinkedOut) et Damien Seguin (Groupe Apicil).

Quant à l'autre concurrente azuréenne, Alexia Barrier sur TSE-4myplanet, elle reste en course et se place en 24ème position.

A noter aussi que Boris Herrmann ne se contente pas du seul pilotage de son IMOCA dans des mers agitées. En tant que membre de la Commission Océanique Intergouvernementale de l’UNESCO, il entend aussi faire progresser les connaissances de la communauté scientifique sur le changement climatique océanique. Depuis trois ans, l'équipe collecte des données via un laboratoire océanique SubCtech installé à bord, similaire aux instruments utilisés sur les grands navires de recherche. Ce laboratoire autonome pompe de l'eau de mer à travers la quille et mesure en continu trois paramètres principaux : le CO2 à la surface de l'océan, la température et la salinité.

Cela permet aux scientifiques de mieux comprendre les impacts du changement climatique sur l'océan et quel rôle l’océan joue dans le changement climatique. Jusqu'à présent, il n'y avait pratiquement aucune donnée provenant de cette région éloignée ; maintenant, avec l'aide de Boris et de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, la communauté scientifique dispose d’un état des lieux précis de la santé de l'océan Austral, qui a pu être réalisé pour la première fois lors de ce tour du monde. Super Boris !

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