Virbac signe un premier semestre solide et confirme son cap 2030
A Carros, le groupe de santé animale a vu ses ventes progresser de 7,4% à périmètre et taux de change constants au premier semestre 2026. Portée par les animaux de compagnie, les vaccins, la nutrition et de nouvelles gammes spécialisées, l’entreprise confirme ses objectifs annuels dans le haut de sa fourchette.
A Carros, Virbac, 6ème laboratoire mondial de pharmacie animale, a démarré 2026 sur une dynamique favorable en dépit des désordres géopolitiques. Le groupe, qui présentait ce jeudi soir les résultats du premier semestre, a réalisé 768 millions d’euros de chiffre d’affaires entre janvier et juin, soit une progression de 4% à taux de change réels et de 7,4% à périmètre et taux de change constants. Cette distinction reflète l’impact défavorable des devises sur les ventes réalisées à l’international. La croissance vient à la fois des produits pour animaux de compagnie, en hausse de 10%, et de ceux destinés aux animaux d’élevage, en progression de 6,7%. Le résultat net consolidé atteint 87,1 millions d’euros, en hausse de 5,9% sur un an. (Photo DR).
Virbac a vendu davantage en préservant sa rentabilité
Son résultat opérationnel courant ajusté (l’indicateur qui mesure la performance de son activité avant certains amortissements liés aux acquisitions) atteint 144,2 millions d’euros, contre 135 millions un an plus tôt. La marge correspondante progresse de 18,3% à 18,8% du chiffre d’affaires. Le groupe attribue notamment cette amélioration à une hausse des volumes vendus et à un meilleur équilibre entre ses gammes de produits, complétés par environ 2% de hausse de prix. En clair, Virbac a réussi à vendre davantage, tout en préservant sa rentabilité.
La stratégie “Growing Together 2030”
La stratégie “Growing Together 2030” y contribue. Elle se déploie autour de plateformes de croissance baptisées “Supercharge”. Hors Thyronorm, celles-ci ont progressé d’environ 12% sur le semestre, avec une contribution marquée des gammes consacrées à la mobilité animale et aux ruminants. L’acquisition de Thyronorm, réalisée en décembre 2025, renforce l’offre d’endocrinologie, notamment pour les animaux de compagnie. Virbac poursuit parallèlement des investissements industriels (125 millions d’euros pour l’année 2026 tout particulièrement sur Carros) : nouvelle usine de vaccins, unité de production de petfood, centre logistique et rapatriement en France de la fabrication de Suprelorin. Le groupe indique également poursuivre un programme mondial d’optimisation des coûts de production afin de préserver ses marges malgré les tensions inflationnistes.
Une diversité géographique pour le groupe
Le semestre illustre aussi la diversité géographique du groupe. L’Europe progresse de 6,5% à taux de change constants, tirée par l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Turquie, même si la France et la Belgique sont restées stables en raison de contraintes d’approvisionnement au premier trimestre. L’Amérique du Nord enregistre une hausse de 10,1%, portée par la mobilité, le dentaire, les soins auriculaires et l’endocrinologie. Les activités internationales avancent de 7,5%, avec des croissances à deux chiffres en Inde, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine.
Virbac maintient sa feuille de route de 2026
Pour la suite de 2026, Virbac maintient sa feuille de route et vise désormais le haut de sa prévision initiale : une croissance organique des ventes comprise entre 5,5% et 7,5%, avec une marge opérationnelle ajustée autour de 17%. Le groupe prévoit une génération de trésorerie d’environ 80 millions d’euros. Son endettement net s’élevait à 196 millions d’euros fin juin, contre 173 millions à la fin 2025, un niveau que Virbac explique principalement par la saisonnalité de son besoin en fonds de roulement et par ses investissements.
Les relais de croissance 2027 en préparation
Enfin, Virbac prépare déjà ses relais de croissance pour 2027. Deux accords de distribution ont été signés avec des options d’acquisition : l’un autour de Porus-One, un liant de toxines destiné à accompagner la prise en charge de la maladie rénale chronique chez le chat ; l’autre avec Vetcare, pour une solution de gestion des chaleurs chez la chienne. Après six mois de croissance rentable, l’entreprise azuréenne aborde donc la seconde partie de l’année avec une double priorité : poursuivre son développement commercial mondial et consolider les capacités industrielles et scientifiques nécessaires à son ambition 2030.