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Bernard Brochand et sa vision de l’intercommunalité

Le schéma départemental de coopération intercommunale présenté dernièrement par le Préfet ne satisfait pas la ville de Cannes. Au regroupement envisagé par Francis Lamy, Bernard Brochand préfère une intercommunalité plus large englobant les bassins de Cannes, Grasse et Antibes. Rencontre avec le Député Maire de Cannes qui va entreprendre de convaincre ses collègues Maires, de la justesse de sa vision.

 

Bernard Brochand, le schéma présenté par le Préfet ne correspond pas à vos choix. Vous auriez préféré un périmètre beaucoup plus large, pourquoi ?

Nous avons toujours défendu un périmètre beaucoup plus large regroupant les bassins de Cannes, Grasse et Antibes pour des raisons de pertinence et de cohérence. Nous pensons que c’est de loin le périmètre le plus évident d’un point de vue économique, social, économique et culturel. C’est un territoire qui constitue en fait qu’un même bassin de vie et qui, de par sa dimension, permettrait d’avoir de réelles ambitions en terme de croissance, de créations d’emplois et de prospérité économique.

Quelles sont les principales compétences que vous envisagez pour cette intercommunalité ?

 La première c’est celle des transports. L’analyse des flux de transport, automobiles comme publics, entre le domicile, le lieu de travail et les sites de loisirs, montre que le périmètre Cannes – Grasse – Antibes constitue la bonne échelle. Il faut y faciliter les déplacements, aussi bien du Nord au Sud que de l’Est à l’Ouest. L’intercommunalité a d’ailleurs un début d’existence avec le projet de Bus à Haut Niveau de Services entre Mandelieu, Cannes et Le Cannet. De son coté, Antibes a également un projet de BHNS entre son centre-ville et Sophia. Si nous pouvions relier les deux, ce serait formidable ! Surtout couplé aux liaisons ferroviaires qui remontent jusqu’à Grasse, et sur lesquelles nous pourrions faire une sorte de RER rapide avec des fréquences régulières.

Vos autres priorités concernent l’économie ?

Oui car la plupart des échecs de l’intercommunalité sont des échecs économiques, avec une incapacité à amener de la croissance et une certaine prospérité. Or les activités très complémentaires qui existent aujourd’hui sur ce territoire, représentent un potentiel économique très important que ce soit dans l’industrie satellitaire et la filière touristique à Cannes, les Technologies de l’Information et de la Communication sur Sophia, ou les arômes et les parfums à Grasse. Ces pôles d’excellences constituent un atout considérable qu’il faut mettre en valeur et développer.

Pour Jean Leonetti, il convient d’abord de bâtir des projets en commun avant de parler de structures. Vous partagez ce point de vue ?

C’est ce que nous avons toujours dît, notamment lors des réunions de l’Inter SCOT au cours desquelles nous avons  d’ailleurs commencé à travailler sur un projet de développement durable. Nous savons très bien que nos actifs, ce sont la mer, les îles et nos espaces protégés. Tout comme Jean Pierre Leleux, je pense que l’union de Cannes, Grasse et Antibes est inéluctable et qu’elle n’est pas prématurée. Ne laissons pas passer l’occasion de la mettre en œuvre.

Avant de convaincre les communes de la CASA, il vous faudra d’abord commencer par convaincre les maires de Mandelieu et du Cannet ?

Oui, notre problème est de convaincre nos voisins que la proposition que nous faisons est celle qui correspond le mieux aux besoins de nos concitoyens, mais surtout à une ambition qu’il est important d’avoir pour ce territoire. Nous allons nous y employer et, si nous n’en sommes pas capables, c’est que nous ne sommes pas bons.

 


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