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Comment GreenChannel ouvre aux particuliers l'investissement "vert"

Fondateur de GreenChannel, la plateforme de financement participatif de la transition énergétique, Mathieu Dancre explique, à travers les deux premières opérations lancées (parc solaire de Besse-sur-Issole dans le Var et GreenLoc, une solution de "solaire distribué") comment sa start-up permet aux particuliers d'être à la fois acteurs et bénéficiaires de projets d'énergies renouvelables.

Pour ses deux premières opérations, GreenChannel, la nouvelle plateforme de financement participatif de la transition énergétique, a réservé l'exclusivité aux habitants de la région PACA pendant trois semaines, soit du 1er jusqu'au 21 février. Après cette date, le champ sera ouvert à l'échelle nationale. Pour cette start-up, filiale d'ENGIE (ex GDF-Suez), cette exclusivité accordée à la PACA n'est pas un simple argument marketing. Elle prend son sens dans l'ADN de GreenChannel : donner aux citoyens l'occasion de devenir à la fois acteurs et bénéficiaires de projets d'énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, biogaz ou la biomasse) comme de solutions d'efficacité énergétique (éco-quartiers ou éco-rénovation).

Le lien fort avec la PACA ? Les deux premiers projets à financer (le parc solaire de Besse-sur-Isole dans le Var qui produit plus de 20 millions de kilowattheures par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 8.000 habitants et Greenloc, une solution de solaire distribué unique en France) ont un gros impact sur la région Provence-Côte d'Azur. Et pour la start-up qu'accompagne Valérie Blanchot-Courtois avec Human Venture (Grasse) cette proximité des projets, permet de mieux visualiser la concrétisation des investissements.

"Quand il a été lancé, le concept de transition énergétique manquait de concret", explique Mathieu Dancre, le fondateur de GreenChannel. "Les particuliers pouvaient se sentir impuissants car ils avaient du mal à visualiser la transition énergétique. Ils avaient besoin d'un "traducteur". D'un dispositif qui leur permette de voir comment le concept pouvait se matérialiser. C'est ce que nous avons voulu apporter. En investissant à travers notre plateforme, nous apportons aussi de la transparence. Il s'agit d'argent local qui va à un projet local bien identifié".

"Nous ne cherchons pas non plus à remplacer les gros investisseurs. Si l'on prend le cas du parc solaire de Besse-sur-Issole qui a été mis en service en 2013, ce sont 300.000 euros sous forme d'obligations qui sont recherchés par crowdfunding pour un projet de l'ordre de 20 M€. Il s'agit là d'un refinancement. ENGIE a lancé ce projet sur fonds propres et a pu le boucler sur 20 ans (18 ans restent à courir). Les installations sont réalisées, elles fonctionnent et l'électricité produite est rachetée par EDF à un prix déterminé sur un contrat de 20 ans. Sans totalement se désengager, ENGIE a donc décidé de passer la main pour récupérer des fonds afin de pouvoir se consacrer au lancement d'autres projets environnementaux.

"Le groupe a du même coup cherché à assurer une petite partie de ce refinancement par crowdfunding afin d'impliquer les particuliers dans cette démarche de transition énergétique. Si comme dans toute obligation, il y a un risque de perte en capital, ici le gros des risques (un parc solaire qui ne marche pas ou l'électricité qu'il produit qui ne se vend pas) est déjà évacué. Pour le particulier, c'est gagnant à la fois sur l'engagement environnemental et sur ses revenus futurs avec très peu de risques à la clé."


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