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Concours i-LAB 2019 : un 5ème lauréat azuréen avec EasyGaN 2022

Avec EasyGaN 2022, dans la catégorie "Electronique, traitement du signal et instrumentation" la Côte d'Azur aligne 5 lauréats au prestigieux concours i-LAB. Spin-off du CRHEA-CNRS à Sophia, créée en 2017 et dirigée par André Bonnardot, elle porte de grandes ambitions notamment dans le développement des écotechnologies.

2019 aura été vraiment un bon cru pour les start-up azuréennes puisqu'il y a eu non 4 mais 5 lauréats cette année à ce prestigieux concours. Le cinquième projet qui a été retenu est celui d'EasyGaN 2022 (catégorie "Electronique, traitement du signal et instrumentation") à Sophia Antipolis, jeune pousse accompagnée par l'incubateur PACA-Est. Pilotée par André Bonnardot, EasyGaN est une startup qui propose des produits pour la filière GaN sur Silicium. Tout comme au début des années 2000 Lumilog, revendue à Saint-Gobain, c'est une spin-off du CRHEA-CNRS à Sophia, un centre de recherche reconnu avec 20 bonnes années d’expérience dans la croissance épitaxiale du GaN.

Elle a été créée en 2017 par des chercheurs du CRHEA en collaboration avec d’anciens étudiants et s’est construite sur le savoir-faire développé au CRHEA sur la croissance par épitaxie par jets moléculaires de GaN sur silicium. Il s'agit d'une technique de synthèse alternative complexe à mettre en œuvre qui s’appuie sur des procédés brevetés et porte une grande ambition : faciliter et accélérer le développement des écotechnologies grâce à la filière du GaN sur Silicium.

Le GaN (Nitrure de Gallium) est le matériau semiconducteur qui est à la base des LEDs d’éclairage. Ce matériau offre de nombreux avantages et ouvre le champ à de nouveaux composants électroniques notamment pour des applications où l'efficacité énergétique est devenue critique. Le GaN porte également beaucoup de promesses dans le domaine de la conversion d'énergie (chargeurs de batteries, voitures électriques) ainsi que dans l'électronique de puissance ou encore dans le micro affichage (écrans de précision).

Le problème, c'est que les fabricants de ces nouveaux composants sont confrontés à des difficultés technologiques qui les empêchent actuellement d’obtenir des produits à la hauteur de leurs attentes. EasyGaN, avec ses substrats clés en main, répond à cette problématique en donnant la possibilité à ces fabricants de réaliser aisément et à moindre coût des composants GaN très performants.  Le projet EasyGaN 2022 doit permettre de développer cette innovation jusqu'à sa commercialisation, de créer une nouvelle activité industrielle et de renforcer l’écosystème français et européen autour des composants GaN. Pour André Bonnardot, le prix obtenu au concours i-Lab représente aussi un superbe coup de pouce.


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