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Eric Ciotti : "demain je remettrai ma démission de présidence"

Devant les conseillers départementaux réunis en séance plénière, Eric Ciotti a annoncé sa démission de la présidence du Conseil Départemental et a retracé les grands axes de ses neuf années à la tête du département.

"Demain je remettrai à Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes ma démission de présidence du Conseil départemental. Dans deux semaines, un nouveau président sera élu. Je souhaite aussi et surtout que mon successeur soit Charles Ange Ginesy. Il prendra en responsabilité un département en ordre de marche, assaini, prêt à continuer à affronter les défis et surtout à les relever". C'est en quelque sorte la conclusion du message qu'Eric Ciotti a adressé ce matin aux conseillers départementaux réunis en séance plénière, conseillers qui lui on réservé une "standing ovation" (crédit photo Département). A la présidence du Conseil Départemental depuis près de neuf ans, il a présenté un rapide bilan de son action à la tête du département et a fait un plaidoyer en faveur des communes et de la diversité du territoire.

Solidarité et rigueur budgétaire

"La force des Alpes-Maritimes tient en la diversité de ses territoires et en leurs spécificités. Des inégalités existent, les richesses financières ne sont pas également réparties, les communes ne disposent pas toutes des mêmes atouts. C’est pour cela que la collectivité départementale est nécessaire parce qu’elle assure une indispensable solidarité, qu’elle veille à un partage équitable entre l’ensemble des territoires, qu’elle ne favorise aucune commune au détriment des autres" a-t-il insisté.

Et d'ajouter que "cette solidarité n’est possible que parce qu’elle repose sur une gestion rigoureuse et saine de l’argent public. Pour cela nous avons fait le choix de ne jamais augmenter la fiscalité, un engagement tenu. Nous avons diminué le niveau de la dette grâce aux efforts consentis par nos agents. Nous avons mis en place une brigade anti-fraude sociale en 2011 qui permis à notre collectivité de réaliser une économie de 39 millions d’euros".

Réduire les dépenses sans altérer le service

Quelques exemples tirés du terrain. Celui de la dette qui frôlait le milliard d'euros en 2008 et qui est passée à moins de 800 millions d'euros. Les effectifs qui sont passés de 5035 à 4230 agents, les dépenses de protocole et de communication qui ont été divisées par deux, le nombre de véhicules qui a été revu à la baisse, le régime indemnitaire qui a été réaménagé pour augmenter le temps de travail…

Pour Eric Ciotti, "le département des Alpes-Maritimes a ainsi été pionnier en démontrant que l’on pouvait réduire les dépenses de fonctionnement sans heurts et sans porter atteinte à la qualité du service public rendu à nos concitoyens".

"Les coups bas de certains de mes amis politiques locaux..."

Un petit passage aussi pour les élections législatives du 11 et 18 juin. Le combat "fut difficile et il fut âpre," relève Eric Ciotti. "Les attaques de mes adversaires je les connaissais, et je les respecte. Elles font partie du débat démocratique. Les coups bas de certains de mes amis politiques locaux et nationaux étaient plus inattendus"…

Et de souhaiter à son successeur de débuter son mandat sous de meilleures auspices. Lui a eu à affronter juste après son élection en 2008, des chutes de neige sans précédent, une crise financière mondiale et une crise immobilière qui a laminé les droits de mutation...


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