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Philippe Pradal remplacera Christian Estrosi comme maire de Nice

Premier adjoint depuis 2014, Philippe Pradal, expert-comptable de 53 ans, devrait remplacer Christian Estrosi en tant que maire de Nice lors d'un conseil municipal exceptionnel le 10 juin. Ce changement a été annoncé hier après-midi suite à la décision du Conseil d'Etat de rejeter le recours sur l'élection régionale de Marion Maréchal Le Pen.

C'est Philippe Pradal qui devrait être élu maire de Nice le 10 juin prochain lors d'un conseil municipal exceptionnel. C'est lui qui a été désigné par le groupe majoritaire pour remplacer à la tête de la ville Christian Estrosi, frappé par le cumul des mandats suite à son élection en tant que président de la Région PACA (interdiction de cumuler deux mandats exécutifs locaux). Connu comme un "fidèle parmi les fidèles" et comme un "bosseur", le premier adjoint actuel a été proposé à l'unanimité comme candidat par le groupe Nice Ensemble, lors d'une réunion qui s'est tenue hier en présence de Christian Estrosi.

Ce passage de pouvoir était prévu depuis l'issue des Régionales. Mais, ce qui l'avait retardé, c'est le recours effectué par Marion Maréchal Le Pen qui, s'il avait abouti, aurait changé la donne. Hier, le Conseil d'Etat a tranché et a rejeté ce recours. D'où l'obligation cette fois pour Christian Estrosi, ainsi qu'il l'avait annoncé de quitter son mandat de maire.

Agé de 53 ans, Philippe Pradal est expert-comptable de formation. Titulaire d'un DEA de droit public de l'Université de Nice, d'un diplôme d'expert-comptable et de commissaire aux comptes, il a fondé la SARL Cabinet Pradal. Militant RPR de longue date, il est entré au conseil municipal en 2008, dans l'équipe de Christian Estrosi, qui en a fait son conseiller municipal subdélégué aux finances avant de le nommer président de la commission des finances de la Métropole. Premier adjoint de la ville de Nice depuis 2014, c'est cette homme de confiance qui a été d'autre part placé en 2013 à la présidence de la SEMIACS, la société qui gère les parkings niçois, alors secouée par plusieurs affaires.

Le changement de maire, toutefois n'annonce pas le retrait de Christian Estrosi de la vie politique locale. Tout comme il est aujourd'hui le suppléant de Marine Brenier qui lui a succédé à l'Assemblée Nationale dimanche dernier, Christian Estrosi n'est pas bien loin du poste de pilotage de la commune. Car s'il quitte son mandat de maire, il n'en restera pas moins premier adjoint, en charge des mêmes délégations qu'avaient Philippe Pradal, à savoir : finances, travaux, sécurité, transports, stationnement, circulation, voirie, occupation domaine public. Sans oublier qu'il est aussi toujours Président de la Métropole Nice Côte d’Azur dont les services sont très imbriqués avec ceux de la ville.

Ce qui fait dire à beaucoup qu'en fait, rien ne change à Nice, côté pouvoir. Pour le Huffingtonpost, c'est "un jeu de chaises musicales qui devrait permettre à Christian Estrosi de conserver la direction de sa majorité tout en cumulant les attributions-clés de la capitale des Alpes-Maritimes". Et le journal en ligne de rappeler "qu'un temps évoquées, les candidatures des personnalités plus implantées politiquement comme la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone, ou le député Rudy Salles, n'ont pas été retenues." L'expérience d'Eric Ciotti, son ancien bras droit devenu aujourd'hui son principal challenger politique régional, l'a rendu sans doute prudent et lui a fait préférer un profil certes indiscutable, mais surtout plus discret.


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