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Thales Alenia Space : 500 emplois menacés à Cannes et Toulouse

Fin des grands programmes de constellations, retard de commandes sur les marchés des télécommunications et de l'observation optique: le plan de charge du constructeur de satellite est en bas étiage. D'où l'annonce faite au CCE (Comité central d'entreprise) de 500 postes en surnombre aujourd'hui dans ses deux sites de Cannes (2.000 personnes) et de Toulouse (2.500). Une analyse est en cours pour déterminer la répartition d'éventuelles suppressions de postes entre les deux sites.

Il y a des hauts et des bas dans l'industrie spatiale. Et Thales Alenia Space, qui entre aujourd'hui dans un trou d'air, est bien placé pour connaitre le caractère cyclique de son activité. Ainsi, en 2013 déjà, un plan de compétitivité avait été engagé pour faire face à un carnet de commande trop inconsistant. Mais deux ans après, 2015 s'imposait comme la meilleure année jamais réalisée par le groupe. Mais en ce début 2019, c'est un bas de cycle qui fait craindre des suppressions d'emplois à Cannes La Bocca où Thales Alenia Space regroupe environ 2.000 collaborateurs sans compter les sous-traitants et à Toulouse.

L'alerte est venu en fin de semaine dernière d'une information donnée par la direction au CCE (Comité central d'entreprise). La situation telle qu'exposée ? Les grands programmes spatiaux remportés depuis quelques années sont terminés et pour la plupart en orbite comme la constellation O3B dont les 4 derniers satellites sur un ensemble de vingt fournis ont été lancés au début de ce mois d'avril. De même fin février avait lieu le 7ème lancement de la gamme d'environ 80 satellites "Iridium Next" (une grappe de 10 satellites qui terminait un méga contrat de 2 milliards de dollars).

Quant aux commandes de satellites de communication ou d'observation optique, deux marchés sur lesquels TAS est solidement positionnés, ils ont pris du retard. Pour la direction, ce qu'elle appelle l'inadéquation entre la charge industrielle actuelle et les effectifs serait de 500 postes répartis dans ses deux grands sites de Toulouse (2.500 personnes) et Cannes (2.000).

Selon le quotidien régional Ladepeche.fr, il n'est pas question pour l'instant de PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi). Le groupe espère bien signer de nouveaux contrats en 2019, ce qui lui permettrait de retrouver un plan de charge suffisant et d'éviter toute suppression de postes. Mais TAS se prépare néanmoins à aborder une période de vaches maigres comme elle en a déjà connues et analyse aujourd'hui l'impact de ce ralentissement sur l'activité des sites de Toulouse et de Cannes. Une situation qui évidemment provoque l'inquiétude des salariés des deux sites.


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