MIPIM September Edition : les retrouvailles cannoises du monde de l'immobilier

Sous un format réduit, rebaptisé MIPIM September Edition, le marché international des professionnels de l'immobilier a pu réunir mardi et mercredi 4.200 participants de 46 nations selon les organisateurs. Si on est resté loin des 20.000 personnes d'avant, cette édition, très conviviale, aura permis de renouer les liens après la glaciation Covid. Retour aux dates traditionnelles de mars l'an prochain.

Mipim  21 entrée Palais

Evidemment, ce ne pouvait être le MIPIM que Cannes connaissait avant la glaciation Covid. Le fait déjà que RX (l'ex Reed Midem et Reed Expositions) l'avait rebaptisé MIPIM September Edition et l'organisait en même temps qu'un autre blockbuster cannois, le Cannes Yachting Festival, montrait bien qu'on serait loin d'un salon immobilier de 20.000 professionnels et d'un débordement de tentes sur les plages. Si le salon nautique a pu, quant à lui, garder toute sa dimension entre Vieux Port et Port Canto (le salon est magnifique) en revanche le MIPIM, de par son volant planétaire, a été plus touché.

Le pouls du nouveau monde de l'immobilier d'après-covid

Mais l'édition, réduite sur deux jours au Palais des Festivals a tenu ses promesses et a permis les retrouvailles en présentiel du monde de l'immobilier. "Happy to see you again" soulignait ainsi l'immense bannière placée sur la tête de l'entrée du palais. Un monde certes réduit au continent européen (Stockholm, Rome, Barcelona, Madrid, Bucarest, Berlin…), avec cette année peu d'immenses stands, de maquettes gigantesques et de projets pharaoniques. Mais le salon s'est tenu, les contacts se sont renoués et surtout, cette édition mini, inaugurée le premier jour par Emmanuelle Wargon, ministre du logement, aura été d'une rare convivialité.

Combien de participants pour cette année atypique ? RX en a comptabilisé 4.200, venant de 46 pays dont 400 gros investisseurs. Outre le networking, ils ont pu prendre le pouls du nouveau monde de l'immobilier sorti de la crise sanitaire. Le programme toujours dense de conférences portait sur "Nouveau monde, nouvelle ère : il est temps de reconnecter". L'occasion d'échanger sur les conséquences du télétravail autant dans l'habitat urbain que dans l'immobilier d'entreprise, sur la nouvelle donne de la transition énergétique, sur le concept de "ville du quart d'heure", sur les nouvelles réglementations. Stimulant.

L'an prochain, hors résurgence Covid massive, le MIPIM retrouvera ses marques en mars et son format habituel : du 15 au 18 mars avec sans doute des stands beaucoup plus étoffés mais une fréquentation internationale qui risque de rester encore un peu en retrait sur l'avant-covid.

 

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