Sophia : la recherche partenariale entreprises-CNRS boostée par le Plan de Relance

IPMC chercheuse

Alors que la réindustrialisation de la France passe d'abord par l'innovation, que la technologie joue un rôle de plus en plus important dans le succès d'un produit ou d'une entreprise, une chance pour les startups, les PME, ETI et grandes entreprises de la Côte d'Azur : la forte présence du CNRS dans toute sa diversité de recherche. C'est ce que sont venus dire récemment Carole Chrétien et Estelle Gaspard-Mainguy, de la Direction aux Entreprises, lors d'une présentation à Sophia Antipolis des actions de soutien proposées aux entreprises azuréennes dans le cadre d'un Plan de relance spécifique dévoilé en mai par le gouvernement. (Photo DR : la recherche à l'IPMC de Sophia Antipolis).

Un budget de 41 M€ au niveau national pour la recherche partenariale

Grâce à un dispositif dédié de ce plan, le CNRS dispose aujourd'hui de nouveaux moyens financiers pour développer ses activités de recherche partenariale avec les entreprises. Ainsi, au niveau national, un budget de 41 millions d'euros, a été alloué dans le cadre d’une convention signée avec l’Agence nationale de la recherche. A travers ce financement, le CNRS vise à créer ou sauvegarder de l’ordre de 270 emplois, nombre qui pourra varier selon les demandes des entreprises, prises en compte au fil de l’eau dans la limite du budget alloué. Aucune répartition géographique n'a été annoncée.

Une prise en charge d'une partie de la rémunération de personnels R&D

Ce qui est proposé ? Via cette mesure du plan France Relance, le CNRS peut prendre en charge une partie de la rémunération de personnels R&D engagés dans une collaboration de recherche avec l’organisme. Quatre possibilités. Les deux premières tiennent dans l'accueil de personnels R&D en CDI dans une entreprise mis à disposition dans un laboratoire public (soit pour plus ou moins 80 % de leur temps de travail sur 12 à 24 mois ou seconde possibilité, pour plus ou moins 50 % de leur temps de travail sur 36 mois, afin de suivre une formation doctorale dite "thèse de milieu de carrière").

Les deux autres dans le recrutement en CDD de jeunes diplômés, accueillis dans un laboratoire public (20 % du temps de travail) et dans une entreprise (80 %) pour 24 mois maximum, en vue de faciliter leur insertion professionnelle. Ce sont soit des jeunes diplômés de niveau Master 2 (bac+5) ; soit de jeunes docteurs.

Pharmacologie, IA, sciences de l'univers, de l'information....

Sur la Côte d'Azur, c'est la délégation régionale du CNRS qui pilote l'opération. L'occasion aussi d'augmenter les transferts de connaissance entre laboratoires et entreprises et de mieux faire entrer la recherche, un processus de long terme, dans le monde économique qui s'inscrit dans un temps beaucoup plus court. Déléguée régionale Côte d'Azur, Aurélie Philippe a rappelé l'éventail des thématiques de recherche abordées au plus haut niveau dans les laboratoires azuréens : entre autres la pharmacologie (une partie de la visite s'est faite dans les bâtiments de l'IPMC, Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire en compagnie de Christian Périgaud, directeur adjoint), l'Intelligence Artificielle (le CNRS dispose de plusieurs chaires au 3IA Côte d'Azur), les sciences de l'univers, les sciences de l'information (laboratoire I3S).

Autant d'opportunités de collaboration pour les startups et entreprises innovantes de la Côte.

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