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André Aschieri veut retourner à l’Assemblée Nationale pour terminer son travail

Face notamment à Charles Ange Ginesy (UMP) et à Jean-Marc Degionani (FN), André Aschieri est le candidat d’Europe Ecologie les Verts (soutenu par le PS) aux élections législatives dans la toute nouvelle 2ème circonscription des Alpes-Maritimes qui va de l’arrière pays grassois jusqu’au canton de Guillaumes aux confins des Alpes de Haute-Provence, en passant par les villes de Vence et de Carros. Rencontre avec le Maire de Mouans-Sartoux pour évoquer cette campagne au long cours et son envie de retourner sur les bancs de l’Assemblée Nationale qu’il a fréquentés entre 1997 et 2002.

 

André Aschieri lors de l'une des nombreuses réunions publiques qu'il a tenu durant sa campagne dans la 2ème circonscription des Alpes-Maritimes - DR

André Aschieri, comment s’est passée votre campagne dans cette circonscription qui vous a obligé à aller souvent loin de vos bases ?

Cette circonscription est immense et je ne comprends pas comment elle a pu être créée. Elle est très hétéroclite et regroupe 72 communes. On n’a jamais vu cela, mais je me suis attelé à cette campagne. En 6 mois, j’ai participé dans la journée à plus de 100 réunions publiques en sillonnant tout le secteur, tandis que la nuit je m’occupais de ma commune. Il m’est arrivé parfois de m’endormir sur la route, mais il fallait le faire et j’assume.

Quels sont les dossiers importants de cette circonscription ?

Dans le haut pays, le gros problème c’est le manque de services publics. Ceux qui restent disparaissent de plus en plus, que ce soit à La poste ou dans de nombreux autres domaines comme les transports. A la région, on travaille pour maintenir le train qui est un lien important entre le haut pays et le littoral et on s’est engagé à augmenter le cadencement pour renforcer ce lien entre la montagne et la mer. Il y a un autre lien naturel qui est l’eau avec un sous-sol de grande qualité rempli d’eau potable qui dessert le littoral sans aucune compensation de la part des communes du littoral.

Le mauvais score des écologistes à la présidentielle est un handicap pour vous ?

Apparemment non puisque, à la surprise générale, je suis bien placé dans un sondage sorti il y a quelques jours, qui me donne vainqueur en cas de triangulaire. Par nature, je suis toujours pessimiste, mais il semble que je suis le seul candidat de gauche en mesure d’être élu dans le département. Je reste néanmoins très prudent, mais en tout cas, j’aurais tout fait pour que les choses changent et que les principes de la gauche et des écologistes soient mis en œuvre.

Vous avez déjà été élu à l’Assemblée Nationale en 1997. Vous avez aimé le travail de parlementaire ?

C’était passionnant. En arrivant, Jospin m’a chargé de 3 gros problèmes à régler : le problème de la vache folle, du sang contaminé et de l’amiante. J’ai réuni tout de suite les meilleurs spécialistes et notre travail a permis de créer des agences qui fonctionnent encore à ce jour. Sur le sang, j’ai travaillé aussi bien avec Kouchner que Mattei qui était de droite, et on a réussi à faire passer une loi. J’ai fait pareil dans d’autres domaines, y compris sur la sûreté nucléaire où on a fait voter une loi à 23h lorsqu’il n’y avait plus grand monde parce que nous n’étions pas vraiment majoritaire sur le sujet.

Vous avez envie de poursuivre ce travail ?

 Oui, surtout qu’il y a eu un échec que je regrette avec l’Agence du médicament qui, confrontée au lobby des laboratoires comme Servier, n’a pas su éviter le scandale du Médiator. Si je suis élu, je ferais en sorte de garantir l’indépendance de l’agence face aux laboratoires et qu’il y ait une plus grande transparence.

 

 

 


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