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Cannes 2013 : Ma vie avec Liberace, le beau cadeau de Soderbergh à Michael Douglas

Steven Soderbergh présente aujourd’hui au Festival de Ma vie avec Liberace, un film qui raconte les coulisses de la relation secrète entretenue durant 5 ans entre le pianiste et showman Valentino Liberace, qui fut l’entertainer le mieux payé au monde des années 50 aux années 1970, avec un jeune et bel homme qu’il rencontra en 1977 lors de l’un de ses shows à Las Vegas. En filmant cette tranche de vie, Soderbergh a cherché a éviter la caricature et y est parvenu grâce au jeu de son duo d’acteur : Matt Damon et surtout Michael Douglas qui trouve le ton juste pour jouer Liberace.

Michael Douglas totalement transformé dans "Ma vie avec Liberace" (DR)

Agé à peine de 26 ans, Steven Soderbergh a fait une entrée fracassante au Festival de Cannes en 1989 en récoltant la Palme d’Or pour son premier film Sexe, mensonges et vidéo. Cette année, il revient sur la Croisette avec ce qu’il annonce parfois être son ultime film Ma vie avec Liberace qui raconte les coulisses de la relation entretenue durant 5 ans entre le pianiste et showman Valentino Liberace, immense star aux Etats-Unis jusqu’à sa mort victime du  Sida en 1987, avec un jeune et bel homme venu tout droit de sa campagne, qu’il rencontra en 1977 lors de l’un de ses shows à Las Vegas où il se produisait régulièrement. Une liaison secrète car, loin de faire son coming out, Liberace, pour protéger son image et son immense succès auprès de la gent féminine, dépensait beaucoup d’énergie à cacher son homosexualité, même s’il n’hésitait pas à être excentrique sur scène  avec ses incroyables costumes, ses candélabres posés sur ses pianos à queue, sa Rolls argentée et sa façon très directe d’interpeller le public qui en fit l’entertainer le mieux payé au monde des années 50 aux années 1970.

Une tranche de vie plutôt qu’un biopic

Avec son film, Soderbergh ne cherche pas à faire un biopic sur Liberace, mais s’intéresse à une tranche de sa vie durant laquelle il connut sa plus longue liaison amoureuse marquée par de grands moments de bonheur, mais aussi par quelques orages qui conduisirent à la rupture entre les deux amants. Le cinéaste américain  a surtout cherché à éviter de tomber dans la caricature, que ce soit sur les deux personnages ou sur leur relation. Il y parvient en grande partie grâce au jeu de ses deux acteurs principaux : Matt Damon, parfait dans le rôle du bel éphèbe drogué et dépressif, et surtout un Michael Douglas totalement transformé qui trouve le ton juste, sans trop en rajouter pour jouer Liberace, même si forcément, compte tenu du personnage qui ferait presque passer Elton John pour un ermite, il est bien obligé d’être flamboyant. Pour l’acteur, ce rôle est un véritable cadeau que lui a fait Steven Soderbergh, d’autant plus que ce dernier a attendu qu’il guérisse d’un cancer pour tourner le film. Un rôle en or qui pourrait lui valoir un Prix d’Interprétation même s’il devra notamment faire face à la concurrence de Benicio Del Toro déjà primé à Cannes en 2008 dans Che, un autre film de Soderbergh dont il serait bien dommage qu’il arrête le cinéma. Un petit break après Ma vie avec Liberace serait bien suffisant pour tous les amateurs de cinéma.     


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