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Cannes : une saison culturelle pimentée

Présentation dernièrement de la saison culturelle cannoise 2011-2012 programmée par le Palais des Festivals. Rencontre avec Bernard Oheix qui, pour sa dernière saison à la direction de l’événementiel culturel au sein du Palais, a concocté comme à son habitude une saison pimentée, mais suffisamment variée pour plaire au plus grand nombre.

Les filles du Crazy Horse qui seront pour la première fois à Cannes durant les fêtes de fin d'année.

 

Bernard Oheix, vous venez de présenter ce qui sera votre dernière programmation d’une saison culturelle à Cannes. C’est un moment particulier ?

Je ne vous cache pas que c’est pour moi un moment de très grande émotion. J’ai eu la chance extraordinaire de faire un métier fascinant dans un lieu magique. Même j’ai connu des crises et des échecs parfois, il y eu surtout des heures, des rencontres et des spectacles merveilleux  et j’ai l’impression que c’est passé comme un coup d’aile. J’arrive bientôt à 61 ans, je partirais j’aurais presque 62 ans et, même si j’ai l’impression d’être le même qu’au début dans la tête et dans le corps, cela va maintenant être à d’autres de relever le challenge.

Vous conserverez tout même quelques missions au sein du Palais ?

La direction du Palais et son Président m’ont effectivement proposé de garder quelques activités artistiques, notamment autour des Nuits Musicales du Suquet. Il y aura donc encore un petit peu de Bernard Oheix, mais sous une forme différente.

Parmi, les temps forts de cette saison, il y en a un qui vous tient particulièrement à cœur : la venue des filles du Crazy Horse. C’est un peu un cadeau d’adieu ?

Oui, elles viennent rien que pour moi ! Non, c’est presque un gag mais cela fait des années que j’en rêve et qu’on a des contacts. Le problème est qu’au départ, le Crazy Horse refusait parce qu’il ne se produit jamais en France. C’est sanctuarisé, il a Paris et la troupe internationale qui se produit à l’étranger. Il se trouve qu’à bout d’arguments, j’ai dit à la Directrice Andrée Deissenberg que c’était ma dernière saison et que je voulais que ce soit un feu d’artifice. C’est là qu’elle a éclaté de rire et qu’elle m’a annoncé que les filles du Crazy Horse viendraient en fin d’année pour mon départ à la retraite, mais aussi pour le plaisir de plusieurs milliers de cannois.

Les cannois auront également la possibilité de se faire plaisir avec quelques beaux concerts ?

La programmation est magnifique avec Hubert-Félix Thiefaine qu’on n’a jamais accueilli, mais aussi Aaron, Julien Doré dont le bichon est génial. Une vraie grande création autour d’El Canto General, l’œuvre mythique de Mikis Theodorakis d’après le poème de Pablo Neruda, et enfin une soirée italienne génialissime où la musique nous fera entrer en transes.

Du coté du théâtre, il y en aura pour tous les goûts ?

Nous avons vraiment tous les grands archétypes, de Henri IV le bien aimé avec Jean François Balmer, à Marthe Villalonga dans Croque Monsieur, en passant par Le Visiteur d’Eric-Emmanuel Schmitt avec Francis Lalanne et Jean Claude Drouot ou Le Grand écart avec Thierry Lhermitte. Toutes ces pièces sont de véritables petits bijoux.

Enfin, si la saison de Danse sera marquée par le Festival qui aura lieu en novembre, il y aura également quelques grands moments tout au long de l’année ?

Oui, des petites perles comme Break the Floor qui est devenu un événement majeur en France, mais aussi la venue d’Alonzo King en février et de la compagnie brésilienne Mimulus qui fait un travail fantastique sur les danses de salon et qui les mettent en spectacle, ce que les gens adorent.

       

  


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