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Cosmopolis : Cronenberg filme la fin du capitalisme

Cosmopolis de David Cronenberg avec Robert Pattinson était l’un des films les plus attendus du Festival de Cannes 2012. Si Cosmopolis ne créera pas de scandale comme certains de ses films dans le passé, il n’a pas entraîné l’adhésion totale du public. La lente traversée en limousine d’un golden boy qui assiste impuissant à la chute de son empire dans une New York en plein chaos, a malheureusement tendance a provoqué l’ennui chez le spectateur submergé par un flot verbal abscons.

 

Robert Pattinson dans "Cosmopolis" de David Cronenberg - DR

David Cronenberg a déjà été primé en 1996 par le jury du Festival de Cannes pour Crash, un film qui à l’époque avait fait scandale. Cette année, avec Cosmopolis  point de polémique en vue pour le cinéaste canadien, mais plutôt un événement people avec la montée des marches de Robert Pattinson qui a troqué son costume de vampire qu’il arbore dans Twilight pour celui d’un jeune golden boy. Tiré d’un roman de Don Delillo, Cosmopolis raconte une journée de la vie d’un golden boy de la haute finance qui, dans une New York en ébullition,  paralysée par la visite du Président des Etats-Unis, n’a qu’une seule obsession : aller se faire couper les cheveux à l’autre bout de la ville. Dans sa grande limousine blanche qui lui sert de bureau, il va traverser la cité new-yorkaise en plein chaos à 5 à l’heure tout en assistant, les yeux rivés sur les cours de la Bourse, à l’écroulement de son empire.

Robert Pattinson omniprésent

Robert Pattinson est omniprésent dans le film, figurant sur presque tous les plans. Du fond de sa limousine, les ombres de son passé ressurgissent. Sa femme qu’il a épousé pour son argent s’éloigne inexorablement, tandis que d’autres femmes, dont l’une incarnée par Juliette Binoche, viennent lui faire l’amour. David Cronenberg semble prendre plaisir à filmer cet univers en pleine déliquescence où ce mort-vivant se débat dans l’océan déchaîné de la finance mondiale. Mais son film est incroyablement bavard et l’on se perd vite dans ce flot verbal très abscons. Du coup, l’ennui gagne souvent et l’on a tendance à décrocher. Un avis qui n’est pas partagé de manière unanime puisque certains spectateurs semblent avoir été subjugués par cette fable futuriste et apocalyptique.  


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