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Dans la brume : la bonne surprise du Festival

Bonne surprise hier au Festival de Cannes avec la projection du film de Sergei Loznitsa "Dans la brume", l’histoire d’une tragique méprise. Le cinéaste ukrainien parvient à nous captiver avec l’histoire de ce héros qui passe pour un traître et qui est dans l’impossibilité de prouver sa bonne foi. Il nous invite à un envoûtant voyage qui est aussi une réflexion sur la culpabilité, la trahison, le remord et le courage.

 

Souchénia avec son bourreau blessé dans "Dans la brume" de Sergei Loznitsa - DR

Seconde apparition au Festival de Cannes pour Sergei Loznitsa, déjà remarqué en 2010 avec My Joy. Cette année, le cinéaste ukrainien revient sur La Croisette avec Dans la brume, l’histoire d’une tragique méprise. Le film, dont l’action se déroule en Biélorussie occupée par les allemands durant la seconde guerre mondiale, raconte l’histoire d’un cheminot, Souchénia, capturé avec 3 de ses camarades à l’issue d’un sabotage mais que, refusant de collaborer, les allemands vont libérer tandis qu’ils pendront les 3 autres, afin de faire croire à sa trahison et faire sortir du bois les autres résistants. Un piège qui fonctionne à merveille puisque, convaincue qu’il les a trahi, la résistance enverra deux hommes pour le liquider. Résigné et dans l’impossibilité de démontrer sa non culpabilité, dont même la femme qu’il aime doute, Souchénia les accompagne sereinement vers son exécution qui sera pour lui une sorte de libération. Même lorsque les allemands les attaquent sur le chemin, il ne cherchera pas à s’enfuir mais viendra en aide à celui qui aurait dû être son bourreau, le portant sur son dos jusqu’au camp de la résistance avec l’espoir de prouver sa bonne foi.

Une réflexion sur la trahison, la culpabilité et le courage

Surtout en fin de Festival, alors que la fatigue commence à se faire sentir, on pouvait craindre le pire de ce long récit qui aurait pu être contemplatif, esthétisant et surtout ennuyeux. La bonne surprise vient du fait que Serguei Loznitsa parvient à nous captiver avec l’histoire de ce héros qui passe pour un traître, même lorsqu’il utilise des flash-back qui permettent de mieux cerner l’itinéraire et les caractères des 3 personnages. Avec une grande rigueur dans sa façon de filmer, doublé d’un gros travail sur le son et la lumière, Loznitsa nous invite à un envoûtant voyage qui est aussi une réflexion sur la culpabilité, la trahison, le remord et le courage. Du coup, il n’est pas impossible que Dans la brume n’émerge dimanche soir au palmarès du Festival.


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