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G20 de Cannes : la dette grecque chamboule le sommet

Un septième thème de travail s'est invité au sommet des chefs d'Etat qui commence aujourd'hui : la dette grecque suite à l'annonce d'un référendum sur l'accord européen conclu la semaine dernière. Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Jean-Claude Juncker, Manuel Durao Barroso, Herman Van Rompuy et Christine Lagarde tiendront dès 17h30 aujourd'hui au palais des festivals une réunion de consultation improvisée sur laquelle le monde entier aura les yeux braqués.

Un septième thème de travail, urgent, s'est imposé dans le programme du G20 de Cannes qui démarre aujourd'hui : la Grèce. Alors que le problème de la dette grecque qui pèse depuis cet été sur les marchés financiers mondiaux semblait être en voie de règlement, tout a été relancé brutalement lundi par la décision du Premier ministre grec Georges Papandreou d'organiser un référendum sur l'accord entre les 17 pays membres de l'euro, accord conclu à l'arraché la semaine dernière. Du même coup, la planète est repartie dans la hantise d'une faillite de la Grèce qui, par effet de domino, menacerait toute la zone euro et l'économie mondiale.

C'est aussi sur cet impromptu de la Grèce que le G20 démarrera véritablement aujourd'hui, mercredi avec une réunion de consultation et une réunion de travail rajoutés au programme de Cannes. Nicolas Sarkozy, le Président de la République, qui avait entamé le G20 dès ce matin à l'Elysée, à Paris, tiendra ainsi une réunion de consultation en urgence à 17h30 au Palais des festivals et des Congrès de Cannes avec Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Jean-Claude Juncker, Président de l'Eurogroupe, Premier ministre du Luxembourg, José Manuel Durao Barroso, Président de la Commission européenne, Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, un représentant de la BCE, et Christine Lagarde, Directrice Générale du FMI. Un premier sommet improvisé.

Puis, à l'issue de son dîner de travail avec Hu Jintao, Président de la République Populaire de Chine, le chef de l'État français participera à 20h30 à une nouvelle réunion de travail avec la Chancelière et les représentants des institutions européennes et du FMI. Elle se déroulera en présence du Premier ministre grec, Georges Papandreou, et de son ministre de l'Économie et des Finances, M. Venizelos, qui ont été sommés de s'expliquer sur ce référendum décidé sans la moindre concertation avec les partenaires européens.

Dans un communiqué publié hier mardi 1er novembre, la France qui assure la présidence du G20 a d'ailleurs tenu "à rappeler que le plan adopté jeudi dernier à l'unanimité par les 17 États de la zone euro est la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque. Donner la parole au peuple est toujours légitime mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s'exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires", peut-on lire sur le site de l'Elysée. "C'est pourquoi, la France et l'Allemagne ont pris l'initiative de réunir demain, avant l'ouverture du sommet du G20, l'ensemble des institutions européennes ainsi que le Fonds monétaire international pour examiner avec le Premier ministre grec les conditions dans lesquelles les engagements pris seront tenus".

Une question qui restera au cœur des discussions du G20 jeudi et vendredi parmi les six autres thèmes longuement préparés pour faire de ce sommet des pays les plus riches de la planète le grand lieu de décision annuel des dirigeants politiques et économiques mondiaux. Aujourd'hui, ces six grands dossiers (la réforme du système monétaire international, la lutte contre la volatilité des denrées agricoles, la régulation des marchés financiers, le financement de l'aide au développement, la réforme de la gouvernance mondiale) restent bien au programme. Mais c'est sur la question de la dette grecque que le monde attend une réponse rapide. Brûlante.


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