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Intercommunalité : le schéma départemental adopté en dépit des contestations à l'ouest

Le schéma de l'intercommunalité a été adopté vendredi lors d'une réunion à Nice des 47 membres de la CDCI (Commission Départementale de la Coopération Intercommunale). Cela, en dépit de l'opposition d'une large majorité des maires du bassin cannois et du pôle Azur Provence quant à un regroupement de communes allant de Cannes, jusqu'à Amirat au nord, aux confins des Alpes-de-Haute Provence. Ce schéma avait été élaboré avec le préfet Francis Lamy en début d'année et est désormais soutenu par l'actuel préfet, Jean-Michel Drevet.

Sur cette question du périmètre de l'intercommunalité ouest, les maires de Cannes, de Mandelieu, du Cannet sont d'accord entre eux, une fois n'est pas coutume. Ils se retrouvent dans les rangs de la contestation avec le maire de Mouans-Sartoux, commune dont les habitants s'étaient prononcés très massivement contre la grande intercommunalité Cannes-Amirat lors d'une consultation citoyenne. A cette occasion, il a été souligné que sur les 27 communes réunies au sein du SCOT Ouest (Schéma de Cohérence Territoriale) et concernées par ce regroupement, 25 avaient fait part de leur opposition.

Dans un communiqué, Bernard Brochand, qui s'est abstenu lors du vote (le schéma a été adopté par 34 voix pour, 11 contre et 1 abstention), a donné la position de sa commune suite à cette décision. Il a rappelé qu'il plaidait en faveur d'une grande intercommunalité avec la CASA (Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis). "La position de la Ville repose sur une vision globale et prospective du développement d’un unique bassin de vie à l’Ouest des Alpes-Maritimes regroupant Cannes, Grasse et Antibes, contrairement à ce que prévoit le schéma proposé", écrit-il. Un schéma qui pour lui a l'avantage de bien prendre en compte les problèmes de l'organisation des transports et de traitement des déchets, qui sont à l'échelle de ce territoire.

Le maire de Cannes ne se montre pas moins réaliste et affiche la volonté de rendre pertinent ce périmètre à 27 désormais acté. Le doigt reste quand même posé sur quelques points sur lesquels le maire demande des précisions :

  • Les impacts fiscaux et financiers ;
  • Le choix des compétences ;
  • Le mode de gouvernance ;
  • La garantie du respect de l’identité des communes

Lire le communiqué "Intercommunalité : position de la Ville de Cannes"


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