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Le projet de Village de marques du Muy recalé au niveau national

Un nouvel échec pour le projet de pôle de la mode et du design du Muy (16.000 m2 de surfaces commerciales pour une centaine de boutiques de luxe) : après avoir essuyé le refus de la CDAC (Commission départementale d'aménagement commercial) en août dernier, il a été recalé vendredi dernier au niveau national par la CNAC. Vent debout contre ce programme, Cannes ne cache pas sa satisfaction.

Un nouvel échec devant la commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) pour le projet de pôle de la mode et du design du Muy dans le Var (16.000 m2 de surfaces commerciales pour une centaine de boutiques de luxe). La commission nationale a en effet confirmé le "non" de la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) intervenu en août dernier. Combattue par les communautés d'agglomération de Draguignan, de Fréjus-Saint-Raphaël et les villes environnantes dont tout particulièrement celle de Cannes, l'implantation d'un village de marques au Muy, aux portes de Saint-Tropez, n'en est pas à ses premières péripéties. Après avoir passé en juin 2013 à le cap de la CNAC, le projet avait été invalidé en 2015 par le Conseil d'Etat.

La société Le Muy Développement, menée par Roberto Bonati et Armando Branchini, deux hommes d'affaires italiens, n'avait pas baissé les bras pour autant. Elle avait alors revu le programme à la baisse. Elle l'avait passé de 21.500 m2 à 16.000 m2 et l'avait représenté. Avec le même résultat, comme on a pu le constater vendredi. La CNAC a d'ailleurs repris les arguments développés au niveau départemental : le risque de défigurer le paysage de la commune et celui du golfe de Saint-Tropez, la menace sur l'attractivité et la vitalité commerciale des centres-villes des communes environnantes notamment.

A Cannes, le maire s'était farouchement opposé à ce projet de village de marques qu'il qualifie de "démesuré". David Lisnard s'est aussi réjoui dans un communiqué de cette décision de la Commission nationale et a réaffirmé ses positions en faveur du maintien des commerces de proximité. "Auditionnée dans le cadre de la CNAC, la Mairie de Cannes a réitéré, par la voix de Gilles Cima, adjoint au commerce que j’avais mandaté à Paris pour cette réunion, son opposition au projet situé à seulement 50 kilomètres de Cannes".

"La municipalité a rappelé à cette occasion les dangers qu’aurait représentés une telle réalisation immobilière commerciale :

  • D’une part pour l’environnement, en développant l’artificialisation des sols, et créant d’importants problèmes de circulation et de congestion du trafic dans des zones déjà saturées.
  • D’autre part pour les commerces de proximité, en créant une distorsion de concurrence.

"Je continuerai à m’opposer fermement à l’excès de centres commerciaux en périphérie et en zones péri urbaines, et à tout projet de cette nature autour de Cannes." Les partisans d'Open Sky à Valbonne, sur l'entrée ouest de Sophia Antipolis, sont du même coup bien prévenus.


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