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Marineland : le Conseil d'Etat a rendu sa décision

Saisi par trois parcs marins français dont Marineland à Antibes, le Conseil d'Etat a décidé du maintien de l'interdiction de la reproduction des dauphins en captivité mais a suspendu l'application des mesures qui interdisent l'utilisation des produits chlorés. Il faudra cependant attendre le jugement sur le fond qui doit intervenir après l'été et qui dira si en France, la fin des parcs marins est programmée ou non.

Décision annoncée hier qui intéresse tout particulièrement Marineland à Antibes : le Conseil d'État maintient l'interdiction de la reproduction des dauphins en captivité mais en revanche, suspend l'application des mesures qui interdisent l'utilisation des produits chlorés. La plus haute juridiction administrative a rendu en effet hier mardi un verdict très attendu, tant par les parcs aquatiques que les associations de défense des animaux marins. Elle avait été saisie par trois parcs marins français (Marineland, le Parc Astérix et le parc Planète sauvage de Port-Saint-Père en Loire-Atlantique) qui demandaient la suspension d'un arrêté pris par Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement.

Cet arrêté, paru le 6 mai 2017 au Journal Officiel, porte en lui la fin des parcs marins en France. Il stipule en effet que, dans un délai de six mois, "la reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus en France est désormais interdite" et, d'autre part, bannit l'utilisation du chlore dans le traitement de l'eau, ce qui évidemment pose d'énormes problèmes d'entretien des bassins.

Le dossier n'est pas pour autant refermé. Le Conseil d'Etat, après avoir jugé en référé, doit encore statuer sur le fond après la fin de l'été. Le directeur de Marineland, Pascal Picot, cité par Le Figaro, a estimé qu'il s'agissait d'une "décision sage et satisfaisante". Elle "laisse le temps de réaliser des études de faisabilité sur la gestion de la qualité des eaux et de voir si la suppression des produits chlorés est réalisable".

Le directeur du plus grand parc marin français (plus d'un million de visiteurs annuels) s'inquiète toutefois de la date à laquelle sera rendu le jugement sur le fond car, compte tenu du délai de 6 mois, c'est à partir du 7 novembre prochain qu'interviendra l'obligation d'administrer des contraceptifs chimiques aux dauphins femelles et on ne connait pas les effets que cela peut avoir à long terme sur leur santé.

Quant aux associations, elles ont parlé d'une première victoire historique à l'annonce de la décision. Elles maintiennent toutefois la pression. Ainsi deux associations qui luttent contre la captivité des cétacés (C'est Assez! et Sans Voix Paca), ont appelé à manifester une nouvelle fois dimanche devant le Marineland d'Antibes.


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