Nice se pose comme le laboratoire vivant du bien vieillir

Nice laboratoire bien vieillir

"Inventer le modèle du bien vieillir et le futur de la santé" : c'est le grand projet que vient de lancer le CHU de Nice. Un projet qui vise à relever le défi de l'allongement de l'espérance de vie. Notre longévité actuelle se révèle certes comme une chance unique dans l'histoire de l'humanité. Mais c'est aussi "un défi colossal pour vivre longtemps en bonne santé", comme le souligne le Pr Olivier Guérin, gériatre, qui porte le projet avec Charles Guepratte, DG du CHU de Nice.

Nice, image de la population française en 2030

C'est ce challenge que Nice veut relever. Et pour réussir la ville dispose d'un atout : sa démographie. Elle anticipe celle qu'aura la France en 2030. En effet, en 2019, un tiers des Niçois a déjà plus de 60 ans. Pour la France, ce pourcentage ne sera atteint qu'en 2030. Nice se présente aussi comme une ville-miroir anticipant le modèle national. Un véritable laboratoire du demain de la France.

Le département d'autre part, dispose des caractéristiques propices aux expérimentations de par les situations socio-économiques rencontrées, par la densité de l’offre de ville et l’accès à des soins ou à des plateaux techniques qui restent très contrastés entre les zones du littoral et les zones de montagne.

Anticiper, soigner, suivre : les trois axes du projet

Le CHU de Nice a donc choisi de faire des particularités de ce territoire une opportunité pour inventer et expérimenter le futur de la santé et le modèle du bien vieillir . Son projet repose sur 3 axes :

  1. Le premier est celui de l'anticipation. Il s'agit de mieux prévenir la survenue de maladie à l’échelle individuelle, et ainsi éviter l’hospitalisation le plus longtemps possible.
  2. Le second tient dans les soins. Il est possible de les améliorer en réduisant le délai entre diagnostic et prise en charge, en affinant les diagnostics, en ayant recours à l’intelligence artificielle et à d’autres techniques scientifiques, en personnalisant les traitements.
  3. Le troisième axe est celui du suivi en créant le continuum de prise en charge du patient après son départ de l’hôpital et en développant les liens entre le CHU, le patient, la ville et les autres établissements de santé.

Un financement de 6 millions d'euros sur 3 ans

Ce projet, soutenu par l'Agence Régionale de Santé (ARS) PACA, bénéficie d’une situation particulièrement favorable. D’abord, il bénéficie d'un financement de 6 millions d’euros sur trois ans, assuré par le CHU et ses partenaires (Malakoff Humanis - partenaire majeur, Sanofi Pasteur, Nutrisens et le Groupe IMA en mécène ).

Ensuite, seul CHU à être intégré dans l’un des dix programmes IDEX (Initiative d’excellence) en France, Nice peut s’appuyer sur les compétences des laboratoires de l’Université Côte d’Azur.

Des synergies entre le monde de la santé et le monde académique

Cette grande proximité entre le monde de la santé et le monde académique permet le développement d’initiatives conjointes, comme HeLiiX (Health and Longevity Insititute for Innovation and eXperimentation) ou la mise en œuvre d’un axe santé au sein d’un Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle (3IA).

De quoi assurer les meilleures synergies entre la recherche fondamentale et l'innovation au bénéfice du bien vieillir. Le mythe faustien à portée de la main…

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