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Pas de fusion de la Métropole Nice Côte d'Azur et du Département !

Après les Métropoles de Nantes, de Lille et de Bordeaux, Toulouse Métropole et de la Métropole Nice Côte d’Azur annoncent aujourd'hui dans un communiqué leur décision d’abandonner le projet de fusion avec les Départements et regrettent le "rendez-vous manqué d'une évolution vers des métropoles à taille européenne". Satisfaction en revanche des présidents de Départements, Charles-Ange Ginesy en tête.

Le mouvement des gilets jaunes est passé par là : Toulouse et Nice Côte d'Azur abandonnent la réforme de fusion des Métropoles et des Départements. L'annonce a était faite aujourd'hui par Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole et Christian Estrosi, président de la Métropole Nice Côte d’Azur : il ne sera pas donné de suite au projet de réforme territoriale visant à fusionner les compétences départementales vers les métropoles. Inutile de dire que la nouvelle a réjoui les président des Départements qui s'étaient portés vent debout contre cette réforme.

Dans un communiqué, Georges Méric (Haute-Garonne), Charles Ange Ginésy (Alpes-Maritimes), Jean-Luc Gleyze (Gironde), Philippe Grosvalet, (Loire-Atlantique), et Jean-René Lecerf (Nord), les présidents des Conseils départementaux qui étaient montés au front, ont  exprimé leur satisfaction et rappellé "le rôle essentiel de l’échelon départemental pour garantir la cohésion territoriale et la démocratie de proximité sur leur territoire".

"Après les Métropoles de Nantes, de Lille et de Bordeaux, la décision de Toulouse Métropole et de la Métropole Nice Côte d’Azur d’abandonner le projet de fusion avec les Départements est une décision de bon sens. A l’heure où l’unité nationale est ébranlée et où les citoyens demandent plus de justice sociale et territoriale et plus de démocratie locale de proximité, l’affaiblissement des Départements serait un non-sens et une erreur politique majeure", précisent-ils.

"Le Département est l’institution de solidarité qui relie les citoyens et les territoires. En assurant une fonction redistributrice des richesses, seul le Département peut assumer la solidarité entre les zones urbaines dynamiques et les zones périphériques et rurales plus défavorisées. Sa mission d’action sociale, notamment vers les plus fragiles et les plus démunis, est garante de la cohésion sociale, au moment où se creuse la fracture territoriale".

Métropoles à dimension européenne : le rendez-vous manqué

Les présidents de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, et de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi, font le constat que les conditions actuelles ne permettent plus d’aller sereinement vers la réforme territoriale annoncée par le Gouvernement concernant l’évolution des métropoles à dimension européenne. Dans un communiqué commun, ils regrettent le rendez vous manqué d'une évolution vers des métropoles à dimension européenne.

"Après avoir participé à de nombreuses réunions de travail, force est de constater que l’Etat n’est toujours pas en mesure de mettre en œuvre ses engagements et d’apporter des réponses claires aux conditions posées par nos deux métropoles" écrivent dans un communiqué les présidents de deux métropoles.

"Cette réforme ne peut donc plus être menée au moment même où un grand débat légitime se déroule dans notre pays."

"Si des efforts de dialogue ont été faits, notamment depuis la nomination de la ministre de la cohésion des territoires et aussi d’un plein ministre chargé des collectivités territoriales, nous constatons que le calendrier qui avait été annoncé pour cette réforme est à présent devenu irréaliste."

"Par ailleurs, nous regrettons que les préoccupations des départements sur la gestion du RSA et l’accueil des mineurs isolés n’aient pas trouvé de solution."

"Cette réforme a, par ailleurs, contribué à créer des tensions, donnant le prétexte à certains d’opposer, une fois de plus, l’urbain et le rural."

"Dans ce débat rural-urbain, nous faisons le choix de la solidarité plutôt que celui de l’affrontement."

"Nous constatons d’ailleurs que c’est au sein des métropoles que la solidarité entre le monde urbain et le monde rural s’exerce pleinement."

"Le grand débat ouvert par le Président de la République doit donner l’occasion aux Français de s’exprimer sur l’organisation territoriale de notre pays et nous souhaitons d’ailleurs qu’il se conclue par un référendum."

Et les deux présidents de conclure que "tôt ou tard, il faudra bien donner aux métropoles la dimension nécessaire pour rivaliser avec leurs homologues européennes, grâce à une répartition des compétences lisible et adaptée aux nouveaux défis de nos territoires, au service de nos concitoyens."

 


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