ShareThis

SAEM SACA : polémique sur fond d'avenir de Sophia

Touché par une procédure de licenciement économique, le personnel de la Société anonyme d'économie mixte conteste vivement les dispositions qui devraient être prises lundi par le Symisa.



La situation est plus que jamais tendue à la SAEM SACA (société anonyme d'économie mixte Sophia Antipolis Cote d'Azur). Elle s'est nettement dégradée depuis que le 4 août, en pleine torpeur de l'été, a été lancée une procédure de licenciement collectif pour motif économique à l'égard de 11 des 23 employés (voir l'article Procédure de licenciement économique à la SAEM). Aujourd'hui, la fièvre monte d'autant plus que la journée du lundi 18 septembre risque d'être décisive. Deux échéances importantes sont inscrites sur l'agenda du jour.

'L'avenir de Sophia en jeu'

La première concerne la réunion du Symisa, à 10 heures, dans les locaux du Conseil général. Pour le Syndicat Mixte de Sophia Antipolis, il s'agira de réorganiser sa maîtrise d'ouvrage afin de mettre en conformité sa convention de mandat qui le lie à la SAEM. Dans un communiqué de presse, des employés de la SAEM ont vivement attaqué cette opération qui selon eux, met 'l'avenir de Sophia en jeu'. La réorganisation de la maîtrise d'ouvrage du Symisa,est-il écrit, telle que prévue au Comité Syndical du 18 septembre 2000, est de nature à mettre gravement en danger la pérennité de la technopole.

Et d'étayer leur opinion. Cette mise en conformité,est-il noté, ressemble plus véritablement à une liquidation des activités de la SAEM SACA qu'à une restructuration intelligente du fonctionnement de Sophia Antipolis. Tous les services aux entreprises, qui constituent une réelle valeur ajoutée pour les entreprises du parc, l'observatoire économique du parc, véritable plate-forme d'étude et de prospective pour le développement du parc, disparaissent. Le service juridique et foncier qui gère les transactions immobilières est lui aussi menacé.'

'Enfin, Sophia Antipolis sera aussi peut être la seule technopole d'Europe sans communication! Si une convention d'objectifs Symisa-CAD (Côte d'Azur Développement) sur la promotion et la prospection commerciale et le transfert de l'action économique et service aux entreprises à la CCINCA sont à l'ordre du jour de ce comité syndical du 18 septembre, aucune disposition concrète n'a été prise par le Symisa pour constituer la fameuse direction opérationnelle prévue depuis des mois.'

'Malgré les nombreuses délibérations de cet organisme, aucun mot n'est dit dans l'ordre du jour de ce comité syndical pour la création des huit postes prévus et confirmés début juillet. Dès lors, au vu du dispositif envisagé, les entreprises du parc n'auront plus d'interlocuteur direct sur le site ou même au sein du Symisa, le responsable politique et financier de l'opération Sophia Antipolis.'


Référé et appel à un médiateur

La seconde échéance se jouera au Tribunal de Grande Instance de Grasse. Seize employés de la SAEM SACA (8 cadres et 8 non cadres) contestent sur le fond et sur la forme une procédure de licenciement lancée 'par la direction générale de la SAEM SACA, au motif de l'application d'une directive européenne de services, alors que la moitié du personnel était en congés annuels et que les deux délégués cadres étaient absents.' Ils ont saisi la justice en référé sur ce qu'ils estiment être des vices de procédure. Le jugement doit être rendu lundi 18 septembre.

D'autre part, le personnel a également saisi l'ensemble des membres du Symisa et de la SAEM SACA (maires, conseillers généraux et élus de la CCINCA) pour, toujours selon le communiqué, ' obtenir la nomination d'un médiateur disposant de tous pouvoirs pour développer dans le cadre d'une concertation nouvelle, véritable et totalement transparente, un processus de restructuration conforme aux objectifs recherchés.'

Autant de questions de fond et de formes qui ne devraient pas manquer de donner relief et animation à la réunion de lundi du Symisa…


Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011