ShareThis

Sophia : les modèles coopératifs à l'usage des chercheurs

"Les coopératives dans la recherche" ou encore comment les chercheurs peuvent utiliser et tirer parti des modèles coopératifs qui se multiplient aujourd'hui : c'est le thème d'une rencontre organisée par Alexandre Monnin (Inria, WIMMICS) en partenariat avec le Learning Centre SophiaTech mardi 17 janvier de 9h30 à 12h30 à Sophia Antipolis, au Campus SophiaTech, Learning Centre (Bâtiment Forum). Une rencontre qui se déroulera autour de Coopetic Recherche, représenté par sa gérante, Anita Potopappas, en présence de plusieurs acteurs locaux (Mnémotix, la Fabrique des Mobilités, Club Cap EF, TETRIS, etc.).

Les sociétés coopératives et leur dérivé, les SCIC (Sociétés Coopératives d'Intérêt Collectif), constituent aujourd'hui un modèle qui suscite de plus en plus d'intérêt, comme alternative aux startups. Si celles-ci demeurent la perspective "naturelle" pour les chercheurs souhaitant développer leur activité en dehors du cadre de la recherche stricto sensu, le modèle coopératif a l'avantage de redonner un autre sens au travail tout en contribuant à une véritable refondation démocratique.

A l'heure où les modèles coopératifs se multiplient, les organisateurs de la rencontre ont trouvé intéressant de les confronter aux évolutions récentes de la recherche (recherche par projet, insistance sur l'"excellence", surspécialisation liés aux critères d'évaluation, concurrence accrue entre centres, équipes et laboratoires, etc.). Cela plus particulièrement au plan local, où se développe l'Idex UCA JEDI, dont l'objectif avoué tient à favoriser les coopérations transversales et transdisciplinaires entre les acteurs qui le composent. Comment rendre la recherche plus démocratique et soucieuse de durabilité quand la moyenne des projets, comme des startups, est d'à peine trois ans ? Comment passer de la compétition tous azimuts à des nouvelles formes de coopérations qui supposent de dépasser les silos de l'évaluation ? Comment, plus largement, faire en sorte que la recherche contribue à l'établissement de nouveaux communs au bénéfice (réel) du public ?

Anita Protopappas se chargera de répondre à ces questions. Elle présentera Coopetic Recherche, une coopérative d'activité et d'entrepreneurs (CAE) permettant aux chercheurs et ingénieurs de recherche d'exercer leur activité en facturant leurs services sur des missions qu'ils peuvent définir à la fois dans les laboratoires académiques et privés leur donnant ainsi la possibilité aussi de développer leur propre projet de recherche. Centrée sur l'humain et les compétences des docteurs et ingénieurs, la coopérative offre un nouveau modèle d'exercice de leur métier de chercheur, avec un statut de salarié (en CDI) associé au sein d'une structure apportant un support administratif, comptable et juridique ainsi qu'un accompagnement. La philosophie et l'objectif du projet de la coopérative est de mutualiser les moyens et les compétences et de développer l'interdisciplinarité.

Plusieurs acteurs locaux viendront échanger avec elle :

  • la coopérative (SCIC) du numérique Mnémotix, représentée par ses deux co-fondateurs, Mylène Leitzelman et Nicolas Delaforge ;
  • la Fabrique des Mobilités, représentée par son fondateur, Gabriel Plassat ; le Club CapEF, représenté par Christophe Sempels; la SCIC TETRIS, située à Grasse, dont les activités vont de la recherche-action à l'éducation populaire . 

Post new comment

  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Lines and paragraphs break automatically.

Plus d'informations sur les options de formatage

Image CAPTCHA
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.
Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011