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Transferts de technologies : l'atout InriaTech Sud-Est à Sophia

Lancé en avril 2018 à Inria Sophia Antipolis, ce dispositif vise à accélérer les transferts de technologies numériques issues de la recherche publique et les partenariats pour renforcer l'écosystème d'entreprises innovantes. Flash sur InriaTech Sud-Est qui sera inauguré mercredi à 16h30.

La France a une recherche excellente. Dans le monde des technologies numériques, Inria en offre un  bon exemple avec des équipes qui naviguent aux avant-postes internationaux de la recherche. Mais comment faire en sorte que ces avancées ne restent pas dans les laboratoires et se traduisent dans les entreprises en produits et moyens de fabrication innovants ? Comment valoriser la recherche publique ? Comment établir un lien entre des chercheurs et des industriels qui ne parlent pas toujours le même langage ? (Photo WebtimeMedias : David Rey, responsable du Service Transfert, Innovation et Partenariats -deuxième en partant de la gauche- avec son équipe à Inria Sophia).

C'est pour assurer ce lien indispensable pour toute stratégie de l'innovation qu'a été créé en avril 2015 le dispositif InriaTech. Un dispositif qui a été lancé en avril 2018 sur la Côte d'Azur avec InriaTech Sud-Est et qui après un an d’expérimentation et d’incubation, sera officiellement inauguré le 3 avril à 16h30 dans les locaux d'Inria Sophia.

Une équipe d'ingénieurs et d'entrepreneurs

InriaTech Sud- Est a profité de cette année de préparation pour se structurer. Il a pu bénéficier aussi de l'expérience du nouveau directeur d'Inria. Arrivé en janvier 2018, David Simplot avait lancé InriaTech Lille en tant que directeur d'Inria Lille Nord Europe. Une plate-forme qui est montée en puissance avec une quinzaine de personnes et une présence physique dans un espace de 3.000 m2 et un plateau Inria au sein d'EuraTechnologies. L'objectif d'InriaTech Sud-Est est le même : faciliter et accélérer le transfert de technologies issues de ses équipes de recherche dans les sciences du numérique (il y en a 35 à Inria Sophia) vers les entreprises de l’écosystème azuréen ou favoriser la création d'entreprises technologiques.

Une équipe dédiée, dirigée par Amar Bouali, a été montée en liaison avec David Rey, responsable du STIP (Service Transfert, Innovation et Partenariats). Une équipe qui, avec trois ingénieurs et trois contrats de collaboration connait bien le territoire, ses acteurs, ses start-ups et peut s'appuyer sur le STIP. Avec des collaborateurs comme Guillène Ribière, auteur du livre "Les start-up expliquées à ma fille" et co-fondatrice de Baylibre, une start-up à succès dans le domaine de l’informatique, Alain Prette qui a rejoint Inria en début d'année et qui est le fondateur de Beepeers ou encore de Remi Ronchaud, ancien vainqueur d'un trophée Jeunes Pousses Telecom Valley.

Des ingénieurs InriaTech qui peuvent être mobilisés sur des contrats de partenariat

"Notre stratégie est d'aller plus loin dans le transfert et le partenariat", explique David Rey. "D'un côté, il s'agit de répondre à une start-up ou une PME qui a besoin de se renforcer sur son secteur ou de rajouter des technologies innovantes dans ses équipes. Ou encore de trouver des entreprises qui ont un potentiel d'utilisation de la recherche publique. De l'autre, nous avons des équipes-projets Inria qui ont toutes des thématiques spécifiques de travail. Notre rôle est d'extraire de ces équipes des technologies qui peuvent intéresser les start-up ou PME dans le but de les renforcer sur leur marché, ou de leur donner l'atout innovation."

"Nous étudions alors avec ces entreprises, les transferts de propriété intellectuelle possibles. L'équipe d'InriaTech propose d'ailleurs un accompagnement interne pour les montages juridiques avec contrat de transfert ainsi qu'un volet valorisation de la technologie transférée". Au-delà du simple montage de dossiers et de la transmission de technologies, InriaTech permet de mobiliser des compétences, notamment portées par des ingénieur.e.s, sur des contrats de partenariat en R&D en cycle court, en essayant de maîtriser le risque technologique.

Ces ingénieur.e.s, qui sont directement opérationnels, sont affecté.e.s sur des collaborations de quelques mois, avec un objectif de transfert de technologies et/ou de compétences. C'est ce dispositif qui sera inauguré mercredi, dispositif qui représente également un des volets du Centre de Référence Défis du Numérique de l’Idex UCAJedi d’Université Côte d’Azur.


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