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Départementales : quatre cantons azuréens qui peuvent tomber au FN

Dans les Alpes-Maritimes, il reste encore dimanche, pour le 2ème tour des Départementales, 22 cantons à pourvoir sur 27. Si l'UMP devrait renforcer encore sa majorité dans la future assemblée départementale, l'issue reste incertaine dans quatre cantons : Contes avec une triangulaire PCF-FN-UD, Grasse Sud avec un duel PS-FN, et deux duels droite classique-FN à Cannes 1 et Cagnes 2.

On revotera dans la plupart des cantons des Alpes-Maritimes, dimanche pour le second tour. Lors du premier tour, seuls 4 binômes (sur 27) ont été élus : ceux d'Eric Ciotti (51,6% sur Tourrettes-Levens), David Lisnard (56,52% sur Cannes2), Henri Leroy (56,14% sur Mandelieu) et Marie Benassayag (52,46% sur Villeneuve-Loubet). Pour le reste, les résultats du deuxième tour sont, pour une bonne part, déjà inscrits dans ceux du premier avec une alliance UMP-UDI, déjà très puissante, et qui devrait se retrouver sensiblement renforcée. Pour mémoire dans le Conseil général sortant se trouvaient 9 élus d'une gauche qui, divisée cette fois, s'est retrouvée KO avec même aucun espoir d'élu sur Nice et la seule perspective de deux cantons qu'elle devra disputer âprement au FN.

S'il y a peu d'incertitude, sur le papier, quant à une victoire de la droite "classique" dans la plupart des cantons, en revanche les regards se porteront plus particulièrement sur deux cantons dans lequel le Front National (à 32,9% en moyenne au 1er tour dans les AM contre 35,7% pour l'Union de la Droite) pourrait l'emporter face à la gauche. Sur Grasse Sud, est engagé un duel entre deux figures régionales de la gauche, Marie-Louise Gourdon et Jean-Raymond Vinciguerra, tous deux conseillers généraux sortants, (32,58% au 1er tour) face au FN de Mireille Bancel et de Domenico Cotrone (31,6%). L'UD (25,7%) a manqué le maintien au second tour de 2 voix. Ce qui pose en plein la question des reports de voix de droite au second tour de dimanche pour savoir de quel côté, PS ou FN, basculera ce canton.

A Contes, la figure se complique encore un peu avec une triangulaire. Elle met en lice le PCF avec le binôme Valérie Tomasini et Francis Tujague, arrivé en tête avec 36,35% des voix, le FN de Yoan Saliba et Lydia Schenardi (33,39%) et l'UD de Michel Lottier et Henriette Royal-Calcagno (23,92 %). L'UD, qui avait la possibilité de se maintenir ou de se retirer, a décidé de rester en course au grand dam du FN qui évidemment espérait un duel avec le PC.

Deux autres points chauds où le FN pourrait espérer tirer son épingle du jeu face à la droite classique sont également à noter. A Cannes 1, Catherine Dorten et Ghislain Marsot (FN) sont largement arrivés en tête dimanche dernier (40,62%) face à l'Union de la Droite de Joëlle Rini et de Frank Chikli (34,51%). Le FN qui a fait carton plein au Cannet semble avoir bénéficié au premier tour du conflit UMP interne Tabarot-Lisnard, mais, son avance ne devrait pas suffire à contrer l'effet d'un "front républicain".

A Cagnes-2, là également dans une situation politique locale mouvementée avec un maire de Saint-Laurent du Var, Joseph Segura, durement attaqué, la courte avance du binôme UMP de Joseph Segura et Vanessa Siegel (35,56 % contre 35,43 % au FN de Brigitte Merle des Isles et Lionel Prados) est loin d'assurer automatiquement sa victoire. Cela d'autant moins, qu'avec le climat politique délétère dans le microcosme laurentin, les autres candidats de droite, à l'inverse de la gauche, n'ont pas appelé à voter pour le candidat UMP. Ambiance.


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