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Sophia : la nouvelle gouvernance en marche

La mise en place d'une nouvelle gouvernance à travers la mutualisation CASA/SYMISA (Communauté d'Agglomération et Syndicat Mixte Sophia Antipolis) se concrétise cette année. Elle ouvre sur un nouveau plan stratégique autour de trois objectifs prioritaires : aménager pour développer Sophia notamment avec le projet Côte 121, animer la chaîne de l'innovation et améliorer les accès routiers. Tout un programme.

Le projet Côte 121 : le "Sophia 2020" en image de synthèse

C'est une nouvelle page qui devrait s'écrire cette année dans la technopole avec la mise en place d'une nouvelle gouvernance, suite à la mutualisation effective depuis le 1er janvier de la CASA (Communauté d'agglomération Sophia Antipolis) et du SYMISA, le Syndicat Mixte Sophia Antipolis qui a en charge l'administration, la gestion financière et le développement du projet sophipolitain. Les guerres intestines du début des années 2000 entre CASA et Conseil général, majoritaire alors dans le SYMISA, avaient, on s'en souvient, ralenti le développement de Sophia. Elles sont terminées depuis déjà quelques années. Heureusement. Mais cette fois, le rapprochement qui s'était opéré, se concrétise avec entre autres comme symbole, le bureau du SYMISA transféré de la place Bermont dans les locaux de la CASA aux Genêts.

Le Club des dirigeants de Sophia, membre associé du conseil syndical

Autre nouveauté : l’élargissement du conseil syndical du SYMISA aux représentants du club des dirigeants en tant que membres associés. Un conseil dans lequel se retrouvent l'Etat, la Région, le Département, la Communauté d'agglomération, les communes. Avec son président Gérard Giraudon, ses vice-présidents Claude Giafferri, Philippe Bardey, et plusieurs membres du bureau, il était d'ailleurs venu en force pour ce débat sur les orientations budgétaires. D'autre part le partenariat est renforcé avec l’université Nice-Sophia Antipolis, ce qui va se traduire par un schéma local de l’enseignement supérieur.

Les emplois à un rythme moins soutenu (+600 par an)...mais positif

Pour Jean Leonetti, président de la CASA, la technopole se porte bien, malgré la crise. Sophia continue à créer des emplois, certes avec un ralentissement depuis la crise de 2008 (+600 par an sur les années 2010-2011), mais avec un solde positif. Autre indicateur : celui des transactions en matière d'immobilier d'entreprises. En 2011, cet indicateur était en baisse par rapport à Nice. En 2012, au contraire les chiffres se sont redressés.

Selon les statistiques de BNP Paribas Real Estate, avec 28.900 m2 vendus en 2012, Sophia a réalisé sa meilleure année depuis 2007 et dépasse largement Nice (13.800 m2). Sur un total départemental de 48.800 m2, Sophia représente 60% des transactions 2012. "Cela confirme que l'immobilier d'entreprise de la technopole continue à entraîner le dynamisme départemental", estime aussi Jean Leonetti.

Première priorité : aménager pour développer la technopole

Mais, alors que le stock d'immobilier neuf se réduit, la technopole a besoin d'augmenter son offre immobilière. Une demande à laquelle elle peut répondre grâce à la situation foncière rassurante que lui donne une mise à disposition des terrains de l'Etat dans les trois à cinq ans à venir. D'où, première priorité pour l'année 2013 : aménager pour développer la technopole à travers notamment le projet Sophia 2020 de la Côte 121. Il s'agit d'un programme d’aménagement d’ensemble (entre 400 000 et 500 000 m2 constructibles) livrable à l’horizon 2020. Il concerne la partie sud de Sophia (boucle Clausonnes-Fugueiret-Trois moulins-Saint Philippe). La présentation du projet sera faite lors d'un séminaire en juin.

Au titre de l'aménagement, trois autres priorités ont été définies :

  • Terminer les études engagées avec l’Etat sur Sophia 2030 et lancer les premières études opérationnelles de la Côte 121;
  • Réaliser un inventaire des parcelles non totalement utilisées représentant un enjeu foncier pour les années à venir;
  • Acquérir des propriétés foncières renforçant le rôle de porteur de projet du SYMISA (ex : Business Pole). Pour le Business Pôle, notamment, la CASA déjà propriétaire des locaux, a décidé d'acheter des droits à construire pour une extension future du bâtiment.

Seconde priorité : animer la chaîne de l'innovation

Seconde priorité : l'animation de la chaîne de l'innovation. Longtemps réclamée, finalement installée en fin d'année dernière, elle se concrétise à Sophia par l’ouverture d’un site de 3800 m2, le Business pole avec un espace incubation de 900 m2, un espace pépinière de 900 m2, un pôle acteurs de 600 m2 (clubs, pôles de compétitivité, Télécom Valley, Méditerranée technologies, Plateforme 4 G, Symisa, …) et un espace de co-working de 300 m2 (fertilisation croisée). De plus la CCI y a installé une antenne de 600 m2 spécialisée sur l’international et l’innovation. Un engagement fort pour Sophia avec une équipe de 25 personnes.

Désormais, Sophia aligne la chaîne qui va de l'incubateur, jusqu'à la pépinière d'entreprise avec, pour les start-ups, un potentiel d'accueil de 60 à 70 sociétés. Sur un même lieu sont réunis les outils d'animation de l'écosystème et d'accompagnement des jeunes pousses permettant de construire un chemin qui part de l'idée et va jusqu'à la mise en œuvre du projet. Ajoutons-y bien sûr, élément essentiel, l'ouverture depuis septembre du Campus SophiaTech qui ouvre de formidables pistes de développement dans la formation, la recherche et la création d'entreprises innovantes. Reste bien sûr à faire fonctionner le modèle et à assurer l'animation.

Ah les accès !

La carte des travaux d'amélioration des accès qui ont été programmés sur la partie Clausonnes de Sophia. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Troisième priorité : l'amélioration des accès. La promesse initiale du "Quartier latin aux champs", d'oublier les embarras de la ville, n'est plus tenue. Tous ceux qui travaillent à Sophia sont confrontés à ce problème d'accès aux heures de pointe. Et il suffit d'un imprévu, la neige par exemple comme cela s'est vu à deux reprises cet hiver, pour que la pagaille s'installe et que des milliers d'heures soient englouties dans d'interminables bouchons.

Le problème n'est évidemment pas simple à régler. L'amélioration va s'engager à travers un partenariat avec Escota pour la création de nouvelles voies et d'un viaduc au-dessus du giratoire des Trois Moulins, secteur ZAC des Clausonnes, le tout permettant d'améliorer la circulation et de desservir les futurs projets de Sophia 2020. Dans ce domaine de l'accès, l'autre grand projet est celui du bus-tram à l'horizon 2015, tandis que des aménagements ponctuels sont déjà programmés ou envisagés.

"2013 est une année charnière pour la technopole avec le site universitaire qui nous est livré, le bouclage des études de la Côte 121  et la mise à disposition des terrains de l'Etat pour une meilleure cohérence et visibilité de Sophia", résume Jean Leonetti. C'est aussi une année opérationnelle à travers l'accord signé entre Escota, la CASA et le Conseil général pour les aménagements qui seront mis en œuvre en 2014 sur cette zone, une année d'action avec le Business Pôle, tandis que tout ce qui doit démarrer fin 2013, début 2014 doit être finalisé cette année."

 

Club des dirigeants : vision globale et gestion du quotidien

Nouveau membre associé, le Club des Dirigeants de Sophia était venu en force à cette première réunion du conseil syndical autour des Orientations Budgétaires.

Le Club des Dirigeants, qui enrichit déjà le débat à travers l'opération Sophia Vision, n'a pas manqué de faire part de sa façon de voir. Pour Gérard Giraudon, son président, il s'agit d'abord de définir une vision globale pour Sophia qui soit suffisamment attractive au niveau international. Dans la compétition planétaire, l'image se crée sur la créativité en matière de business, de vie et d'innovation" Et de poser la question : "comment transformer Sophia en lieu plus attractif pour les jeunes étudiants et les jeunes actifs ?"

Vice-président du club et président d'Amadeus, la "locomotive de l'emploi sophipolitain", Claude Giafferri, insiste sur la gestion du quotidien, en parallèle à la vision long terme : accès routiers, mais aussi circulation sur le site qui devient de plus en plus difficile (ce n'était pas encore le cas, pour lui, il y a 18 mois), entretien, signalétique pour visiteurs. Autant de questions qui, elles aussi, jouent sur l'attractivité de Sophia.


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